Pourquoi y a-t-il eu la Réforme? : Observations d'un historien

Pourquoi la Réforme a-t-elle eu lieu ? La question est discutée en comparant l’Empire de Charles Quint et les États émergents avec leurs Églises nationales. Dans ce contexte, la caractéristique chrétienne qu’est la décision reçut un sens nouveau pendant la Réforme – une décision, qui, notamment chez...

Ausführliche Beschreibung

Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:Revue d'histoire du protestantisme. - Genève : Droz, 2016. - 3(2018), 1, Seite 105-112
1. Verfasser: Maissen, Thomas 1962- (VerfasserIn)
Format: Aufsatz
Sprache:French
Veröffentlicht: [2018]
Zugriff auf das übergeordnete Werk:Revue d'histoire du protestantisme
Schlagworte:Authority (Religion) Charles, V, Holy Roman Emperor, 1500-1558 Church and state Conscience Disputations, Religious Individual and society Luther, Martin, 1483-1546 Reformation
Umfang:8
Beschreibung
Zusammenfassung:Pourquoi la Réforme a-t-elle eu lieu ? La question est discutée en comparant l’Empire de Charles Quint et les États émergents avec leurs Églises nationales. Dans ce contexte, la caractéristique chrétienne qu’est la décision reçut un sens nouveau pendant la Réforme – une décision, qui, notamment chez Luther, à l’unisson des Évangiles, pouvait se diriger contre sa propre famille et la transmission générationnelle de la foi. L’époque de la Réforme constitua aussi une situation d’exception pour le christianisme, au sein duquel la Réforme communautaire avec ses colloques de religion offrit une alternative aux laïcs. Ils purent choisir de la proposition luthériste ou papiste – une dichotomie forgée très tôt – celle qui leur paraissait proposer la nouvelle de Salut et le clergé les plus convaincants. L’instance interne de cette décision n’était plus les autorités ecclésiastiques, mais la conscience individuelle, tandis que le pouvoir temporel en constituait l’instance externe. Quant à la dispute, qui reposait pour les catholiques également sur le principe de la sola scriptura, elle devait montrer la voie du Salut. Le prince, le conseil, la chevalerie ou la communauté qui s’imposait dans ces disputes était prédestiné à voir légitimé son pouvoir temporel comme protecteur de l’Église et, ce faisant, son rôle de souverain au sein de la communauté internationale.
Beschreibung:8
ISSN:2297-6167